22/04/2004

nuit polaire

Longue nuit polaire sur ubicube ... la banquise a réduit la ville-monde au silence et l'un après l'autre les jours passent leurs tristes têtes dans un carcan que je reconstruis chaque matin après la fonte des glaces. Les opérateurs radio ont perdus tout contact avec les techniciens chargés de réparer la panne solaire.

03:00 Écrit par ubicube | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

15/04/2004

Matinée ubicubucolique

 
A mon réveil,  je remarque que je suis aveugle. Un rayon de soleil liberé des barrières naturelles de l'atmosphère a heurté le hublot de ma chambre et a méchamant grillé le moindre atome de mes pupilles.
Je le prend plutot bien et une simple main passée sur mes paupières me rend la vue.
Arbitrairement je décide que la journée sera bonne.
Et donc les chose s'enchainnent... j'achète dans l'heure deux graines au marché noir et les sèmes dans deux pots séparés.
Vous vous doutez que dans l'appartement partout des rayons fendent l'air, et qu'une vrai tragédie est en cours, car oui.. c'est bien du courage qu'il faut lire sur le visage chlorophyllien des deux jeunes pousses.
Elles viennent de prendre une décision.
Au coeur de la poussière grise d'ubicube.
Elles entameront la danse des saisons.

22:38 Écrit par ubicube | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

14/04/2004

ébauche inaboutie d'un polar ubicubien.

Le tirroire d'une table de nuit mal assemblé.
Nous sommes devant. Je veux dire vous aussi. Moi simple agent du bureau d'investigation ubicubien différençié de se frères par une simple série de chiffre, et vous simple lecteur inatentif et anonyme.
Quelque soit l'univers ou nous vivons cependant, la structure d'un code génétique limpide comme un lac de montagne, nous place au même endroit dans ce récit. N'allez donc surtout pas penser que le relatif confort de la position dans laquelle vous vous trouvez, a savoir devant l'autel de nos phantasmes 17 pouces (ce sera votre unique liberté ) vous empèche d'être la sur place a mes côtés.
Ceçi dit.
Le tirroire est entrouvert, admettons de 15 centimètres.
A l'intérieur une arme, un revolver chromé.
Un spécialiste (ce que nous ne sommes pas), identifiera rapidement un smith & wenson de petit calibre.
" Une arme de femme" dira t'il, mais je vous conseille de ne pas vous fier a l'avis de ce spécialiste.
Fiez vous juste a cette loi implacable : " toute arme volontairement dévoilée dans le script servira avant la fin". Mais au point ou nous en sommes...
D'ailleurs nous ignorons si ce tirroire a été expressément entrouvert pour que nous aperçevions l'arme ou si dans la précipitation d'un départ, quelqu'un a oublié de le fermer.
Vous vous doutez cependant que devant le canon se trouve un carnet noir.
Hélas pour l'instant nous sommes dans l'incapacité de le lire. C'est quelque peu arbitraire certe mais cela permet de ne fermer aucunes portes aux éventuels rebondissements (esperons le).
Descendons de dix étages maintenant si vous le voulez bien, la ville-monde derrière la verrière de l'ascenseur défile et nous ne pouvons nous empecher de serrer les poingts. Pour ma part les lois du genre m'obligent a penser a mon collègue abattu par un individu encore inconnu qui, n'en doutez pas, surgira plus tard dans l'étonnement général.
Je vous laisse le choix de vos cauchemards.
Car nous y sommes, oui c'est un garage.
C'est une camionette noire aussi et le réservoir fuit. Je ne pense pas que nous ayons les éléments suffisant pour savoir si c'est vraiment une fuite de réservoir mais admettons.
La fuite est légère.
Ce ne sont que des goutes.
Rouges.
Et ceux qui s'en donnent la peine commencent à comprendre.
.....
sauf que voilà déjà le générique , les pop-corn a peine entamés et  soudain défile l'inévitable....
 
-Fin-
 
 
 

00:21 Écrit par ubicube | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

13/04/2004

coup d'oeuil aléatoire dans la bibliothèque impériale d'ubicube (première partie)

.....
 
Maurice G Dantec ; Les racines du mal
Philip K. Dick ; Ubik
Saul bellow ; Un homme en suspens.
Julio Cortazar ; Les armes secrètes.
Dan Simons ; Hyperion.
Orhan Pamuk ; Le livre noir.
Junichiro Tanizaki ; Journal d'un vieux fou.
Yasunari Kawabata ; Les belles endormies.
Henry Miller ; tropique du cancer.
Arthur Koestler ; Le zero et l'infini.
Richard Brautigan ; Tokyo Montana express.
Jean-Christophe Rufin ; Globalia.
Roald Dahl ; Charlie et la chocolaterie.
Ilya Prigogine & Isabelle Stengers ; La nouvelle alliance.
Douglas Coupland ; Microserfs.
Selby ; Last exit to Brooklyn.
William Boyd ; Brazzaville plage.
George Perec ; Les choses.
Dominique Le Guilledoux ; Si je mourais là-bas.
Stephen Hawking ; Une brève histoire du temps.
John Steinbeck ; Tortilla flat.
Henry Michaux ; La nuit remue.
 
......

 

21:05 Écrit par ubicube | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

pornographie ubicubienne


14:32 Écrit par ubicube | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

rêve de la fille sphère.

Je n'attendais rien de cette nuit, je n'attendais rien de la journée qui préceda non plus, pas plus de la nuit qui veint avant, et les ancètres de cette dernière  ma fois, qui s'en souvient ?
Les archéologues ubicubiens avaient pourtant fouillé les moindres recoins des ruines d'espoir qui dressaient leur misérables temples dans mon muscle cardiaque. Ils avaient fouillé et refouillé, puis par manque d'énergie ou de moyen, ils décidèrent de plier bagage laissant la toile de leur tentes nourrir le terreau de mes cauchemards.
 
Au creu de ma paume pourtant, ma ligne de vie filait droit vers un grain d'une aveuglante beauté.
Dans les territoires vierges du sommeil, ou hier encore se déchainnait l'enfer d'une jungle cubique, elle veint au monde dans une bulle de savon.



00:08 Écrit par ubicube | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

10/04/2004

week-end

Triste week-end au coeur d'ubicube ou les fins de semaines durent sept jours. Se le répeter sans cesse, car un moment d'inattention... et une année risque de s'échapper par la grande porte.
 Pour retenir les minutes j'alimente les vautours sur mon balcon.
La fourrière aérienne ubicubienne, elle, dresse des filets dans le ciel.
Veine tentative de maîtriser l'évasion massive du temps perdu qui inexorablement s'envole de la ville-monde .









14:44 Écrit par ubicube | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |